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CV
 

ENTRAILLES

De Pauline Ribat

 

AVEC XAVIER CZAPLA, SONIA FLOIRE, NOLWENN KORBELL, LIONEL LINGELSER ET PAULINE RIBAT

 

Mise en scène : Pauline Ribat

Collaboration à la mise en scène : Baptiste Girard

Regard dramaturgique : Clément Peyon

 

 

CALENDRIER

 

Jeudi 19 juillet 2018 à 11h : Lecture d’ENTRAILLES à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.

Avril 2019 : 2ème résidence de création aux Subsistances (2 semaines)
Juin-Juillet 2019 : 3ème résidence de création (3 semaines)
Novembre 2019 : 4ème résidence de création et première d’ENTRAILLES

 

RESUME

 

ENTRAILLES suit deux personnages, Alix et R., une femme et un homme d'une trentaine d'années, qui vivent en couple.

Alix était le fantasme de R. au lycée. Aujourd'hui, leur couple, façonné par les contes de leur enfance, semble se cogner contre le réel.

Sur Love Life, Alix est Marylin. Dans cet univers online, parmi une kyrielle de profils plus parfaits les uns que les autres, elle rencontre SweetxLover, un avatar féminin de quarante ans. À travers leurs conversations, les schémas idéaux avec lesquels Alix a grandi se fissurent.
Roman, de son côté, plonge dans l’univers du cybersexe avec le tout nouveau robot sexuel Harmony 2.0. Avec elle, il peut laisser tomber le rôle du prince charmant.

En parallèle, on suit les émissions d’Eliza, une blogueuse un peu babos. Dans ce far-west numérique, Alix et R. se confrontent à de nouvelles relations, de nouveaux modes de communication, de nouvelles façons de s’approcher, de se contacter, où la notion de réel peut prendre de multiples visages. Ils vont faire voler en éclat leurs constructions sociales et psychologiques.

Construite comme une série de tableaux qui, juxtaposés, résonnent les uns avec les autres, ENTRAILLES dresse le portrait d’une génération, d’une époque, et fait se mêler l’histoire d’un intime avec les questionnements de toute une société moderne. Du témoignage d’une petite fille de 11 ans à une scène de porno en réalité augmentée en passant par une banale mais terrible dispute de couple IRL, les différents tableaux explorent, chacun à leur manière, les concepts d’idéaux forgés depuis l’enfance. Sans poser de regard inquisiteur, sans juger, sans orienter.
Bien souvent d’ailleurs, les tableaux n’ont comme pas de fin, restant en suspens, une apesanteur qui permet au spectateur de se faire lui-même un avis sur ce qu’il voit, de recomposer lui-même les différents tableaux : de choisir un angle de vue.

 

NOTE D'INTENTION

 

Les contes de fée sont les premières histoires qu’on nous raconte enfants. A travers eux, les petites filles et les petits garçons construisent leur imaginaire autour d’un idéal de couple, d’une norme, qui se solde toujours par « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Les princesses, fragiles et dociles, attendent leur prince, celui qui les protègera et ne pleure jamais.

Mais les contes de fée s’arrêtent-ils là où la vie commence ?

Aujourd’hui, une personne sur cinq est inscrite sur un site de rencontre.

Là, on peut choisir l’âge, le sexe, la taille, la couleur de peau, de cheveux… jusqu’au caractère, au film préféré ou même au revenu mensuel du partenaire idéal, comme on parcourerait un catalogue à la recherche du canapé de ses rêves.

A l’inverse, on peut aussi choisir de dévoiler ce que l’on veut de soi.

Les sites de rencontre ne sont-ils pas les nouveaux contes de fée pour adultes ?

Internet regorge de propositions pornographiques : bondage, brunette, docteur… aucun fantasme n’est indisponible. Le cybersexe nous offre même la possibilité de faire l’amour en 3D à nos icônes porno.

Culs connectés, sextoys connectés, caleçons connectés améliorant les performances de monsieur, contact physique et sexe sont à présent dissociables. Fin 2017, Harmony 2.0, le premier robot sexuel anthropomorphe, sera en vente pour la modique somme de 15000 €. Chosification de l’humain ou humanisation de la machine ?

C’est sur ces questions d’idéal, de projection et de fantasme que je veux travailler. Quelle part de nous mettons-nous en jeu lorsqu’on s’aventure sur la toile ?  L’autre, dans ce qu’on projette de lui, devient-il source de fantasme ou de souffrance ? Que restera-t-il de nos conversations et de nos mots d’amour lorsque les serveurs n’en voudront plus ?

A quel endroit cela vient-il raconter quelque chose de notre société ?

 

 

Production : Compagnie Depuis l'aube

Coproduction : Espace Malraux, scène nationale de Chambéry

Avec l'aide du Conseil départemental de Savoie et du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, Ville de Chambéry

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES, du Théâtre de l'Agora-Scène Nationale d Evry, du Théâtre Roger Barat d’Herblay et Château-Rouge-Scène conventionnée d’Annemasse.

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